Planète-déchet

 
 
Les Ours martyrs

 Au Pakistan

               Au Pakistan, les ours à collier sont décimés. Ils sont capturés dans la nature et ils sont mutilés par des gitans Kalandars pour les préparer à un spectacle sanglant. Les ours devenus des proies sans défense sont livrés à des chiens dressés pour le combat…

Les ours devenus des proies sans défense sont livrés à des chiens dressés pour le combat…

              

Ces « combats d’ours et de chiens », pourtant interdits depuis 1998, sont de véritables boucheries. Ils sont organisés par des notables terriens, propriétaires de chiens, qui assoient ainsi leur pouvoir. Les ours doivent obligatoirement être vaincus et humiliés

              Les oursons traumatisés par l’arrachement à leur mère, passent de mains en mains. Les braconniers les vendent à des intermédiaires qui les revendent à des gitans, qui eux- mêmes les exploitent pour financer la drogue.

              Les gitans amputent l’ours de ses moyens de défense pour déséquilibrer les futurs combats. Ils lui cassent les grosses dents au burin et lui coupent les griffes de ses pattes. Puis ils lui percent le nez au fer rouge pour y passer un anneau par lequel l’ours sera attaché…toute sa vie il endurera la douleur de cette blessure.

              Devant des milliers de spectateurs, dont beaucoup d’enfants, l’ours est immobilisé à un piquet. Les chiens sont eux, libres de leurs mouvements. L’ours est forcé de subir plusieurs assauts de groupes de chiens, jusqu’à être mis à terre. Blessé à même le sol, le visage ensanglanté, les oreilles arrachées, l’os du nez à vif, l’ours subit une dernière attaque pour être humilié. Il devra combattre, malgré ses blessures, une dizaine de chiens par jour, et ce plusieurs fois dans l’année…

 En Inde

              En Inde, plus de 1200 ours, capturés dans la nature, endurent les pratiques barbares des gitans kalandars qui les font ‘’danser’’ sur les routes et devant les hôtels. C’est une manne pour les gitans et un amusement pour les touristes. Mais pour les ours c’est un supplice.

Les ours martyrs

             Cette pratique illégale est issue d’une tradition du XVIe siècle, elle inflige de grandes souffrances aux ours. Torturés pendant le dressage, maintenus par une corde qui traverse cruellement leur museau, terrassés par la douleur et la terreur, les ours n’ont pas d’autres choix que d’obéir.

             Malgré la loi indienne de protection de la faune, les braconniers profitent de l’absence de la mère en quête de nourriture, pour enlever l’ourson. Parfois la mère est tuée. Le bébé, transporté dans un sac pendant de nombreux kilomètres, est drogué à l’opium pour tromper sa faim et empêcher ses hurlements. Nombreux d’entre eux meurent en chemin.

Là encore, souffrance et humiliation contre argent.

             

              Les dents arrachées à l’aide d’un marteau et d’un burin, la mâchoire inférieure cassée, l’ours n’est plus dangereux. Les gitans lui percent la cavité nasale et la mâchoire avec un fer rouge pour y introduire une corde qui ressort par la narine. Avec cet instrument de torture, le dresseur tire brutalement vers le haut, obligeant l’ourson à se lever pour alléger sa douleur. Puis il frappe sur le museau et sur les pattes jusqu’à ce que l’ours, redoutant la douleur, se balance d’une jambe sur l’autre au rythme du tambour.

              Pendant les chaleurs d’été, les ours marchent 20 à 30 kms par jour. Malgré leurs pattes couvertes de plaies, ils passent 10 heures par jour à se balancer d’une jambe à l’autre. Les tortures, la faim, la maladie ont raison de leur force. Ils vivent à peine huit ans.

 







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