Planète-déchet

 
>>

La fourrure de lapins                       

 

               L’industrie de la fourrure tente de faire son come-back via la fourrure de lapins, qui, en raison de son faible coût, permet de toucher un public qui n’a pas forcément conscience de la souffrance endurée par les animaux. Pour la première fois, des caméras cachées témoignent de la cruauté associée à toute la chaîne de production. Dans les élevages visités par l’association, les lapins vivent dans des conditions exécrables, dans de minuscules cages grillagées, entourés par leurs déjections. Les taux de maladies, difformités et mortalité sont élevés. Dans une ferme de la région de Lourinhã, au Portugal, les enquêteurs de ANIMAL ont noté qu’un nombre important de lapins mourraient pendant la nuit. Certaines races de lapins sont gardés jusqu’à 4 ou 5 mois, pour améliorer la qualité de la fourrure. Cette dernière peut atteindre un prix plus élevé sur le marché international.

 

La fourrure de lapin

          

                Les enquêteurs de ANIMAL ont assisté au chargement cadencé de plus d’un millier de lapins, en vue du transport vers l’abattoir. Les lapins sont jetés sans ménagement à l’intérieur de caisses en plastiques, pour y être entassés afin de gagner de la place pour le transporteur. Le propriétaire de l’abattoir destinataire des lapins, près de Bombarral, au Portugal, est l’un des principaux fournisseurs de fourrure de lapins portugaise. Il a déclaré aux enquêteurs qu’il produisait 100000 peaux par mois. Une fois arrivés à l’abattoir, les animaux sont suspendus à des crochets, puis égorgés. Les caméras cachées ont pu filmer des lapins qui tentaient vainement de se raccrocher à la vie, après avoir eu la gorge tranchée, et se tordaient de douleur. Dans le cycle de production qui s’ensuit, la fourrure est arrachée mécaniquement des carcasses, qui seront utilisées pour la viande.

 

 
 

                Les lapins élevés en Europe vivent dans des conditions sordides. Chacun dispose seulement d’un espace de la taille d’une feuille A4. Les cages sont entièrement grillagées, même côté sol, provoquant des déformations aux pattes des animaux. Dans la nature, les lapins sont des animaux vivant dans des terriers et aimant creuser, courir et bondir. Or, dans les élevages industriels, les animaux sont privés de leurs besoins naturels. Le plafond est très bas, empêchant les lapins de bondir, ce qui leur cause de la frustration. Tout cela induit des problèmes physiologiques et des comportements répétitifs (stéréotypie : par exemple, ils mordent les barreaux de leur cage).

 

 
 

              Environ 70 millions de lapins sont abattus chaque année en France (Source FAO). Les plus gros abattoirs de lapins français revendent les peaux de 90 à 95 % des lapins abattus. Après avoir été salées ou congelées, ces peaux sont envoyées en Chine, directement ou après avoir transité par d’autres pays européens, comme l’Espagne et la Belgique notamment. En Chine, où les coûts de main d’œuvre sont très faibles, les peaux, provenant de divers pays, sont tannées, puis assemblées et sont utilisées pour confectionner des manteaux ou des accessoires (cols, manchons, écharpes, sacs, jouets, objets de décoration...). Les articles finis sont ensuite exportés, principalement vers l’Europe et les Etats-Unis. Parfois, les peaux tannées et assemblées sont directement envoyées en Europe (France, Italie, Espagne...), où les vêtements seront fabriqués. Les manteaux ou accessoires en fourrure de lapins achetés en France proviennent de fermes où les conditions d’élevages sont toutes sordides, que ce soit en Chine ou en Europe.

 
 
 

source: http://www.fourrure-torture.com







Créé avec Créer un site
Créer un site gratuitement