La chasse à courre

          
       Dans diverses régions de France, des meutes de chiens sont lâchées sur des cerfs et autres mammifères sauvages terrorisés, forcés de courir jusqu'à l'épuisement. Et pour clore cette course infernale, ils sont brutalisés, éventrés, abattus ou poignardés à mort pour le plaisir de certains abrutis.

         Poursuivi dans le vacarme par une meute de chiens et de chasseurs à cheval, le cerf court pour tenter d'échapper à la mort. La poursuite peut durer plusieurs heures. Le cerf terrorisé, à bout de force, est alors tué à coups de poignard, de lance ou d'épée par les chasseurs.

          Cette barbarie est infligée aux cerfs en France durant la saison de chasse à courre, du 1er septembre au 31 mars. La terreur de l'animal est telle que pour sauver sa vie, il est prêt à se jeter dans un fleuve, voire même à se réfugier dans une maison.


 

La chasse a courre, violente et cruelle.

 

 

La chasse à courre....

...porte atteinte aux populations de cervidés, car la recherche du beau trophée conduit à chasser les meilleurs reproducteurs potentiels,

...ne remplace nullement l’action des prédateurs qui eux chassent pour se nourrir et attaquent de préférence des animaux malades et déficients,

...est particulièrement néfaste au moment du brâme,

...perturbe gravement l’équilibre de la forêt: sonneries de trompes, allées et venues des équipages, des chiens, des véhicules,

...fait souffrir atrocement l’animal poursuivi. Les examens biochimiques effectués sur des échantillons de muscle et de sang de cerfs victimes sont caractéristiques d’un grand stress et de terribles souffrances,

...méprise trop souvent les libertés individuelles quand elle se termine sur une propriété privée alors que le droit de suite n’existe plus.

La chasse a courre doit être aboli.

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 Petite poésie
 
"Le Cerf et les Braconniers"
 
Par une nuit de brume en lisière de bois
Pas très loin des maisons, et du bourg endormi,
Sans se soucier de rien, sans respecter les lois,
Ils viennent, et pour moi c'est fini.

Finie la liberté, et finie ma vie fauve,
Mes courses folles au long des jours,
Je ne verrai jamais dans la bruyère mauve,
S'ébattre les doux faons, issus de mes amours.

Ma biche si gracieuse, au manteau de velours,
Reposant au soleil dans les feuilles dorées
Le bel et cher automne aux flamboyants atours
Sont pour moi choses achevées.

Maintenant j'agonise au pied de ces fougères
Et mon regard se voile et s'éteint doucement.
Je tressaille et je meurs. Pour moi, plus de lumière,
Et l'on me traîne rudement.

Ils sont là, mes bourreaux, sans une once de peine,
Et sans se poser de questions.
Ils vont repartir dans la plaine,
Ils vont rentrer dans leurs maisons.

Noble et fier animal qui hantait les halliers...
Ils me font un sort misérable.
Ils repartent, les braconniers,
Et ils me mettront sur leur table.

Ils chanteront tout en buvant,
Et en débitant des sottises,
Ils brailleront tout en mangeant,
Mais ce n'est que partie remise.

Un jour viendra où mon fantôme
Les retrouvera dans les bois,
Et ce sera sous le vert dôme,
Jour des braconniers aux abois.
 
 
 

 


                                                            Bernadette Mora

 

Signez la pétition pour l'abolition de la chasse à courre

 

 

 
 

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